Malmené par des crises en rafale, Flavio Bolsonaro a été investi samedi candidat à l'élection d'octobre au Brésil contre le président Lula, et s'est assumé en héritier de son père, l'ex-chef de l'État d'extrême droite Jair Bolsonaro, détenu pour tentative de coup d'État.
"Je peux être plus calme, plus souriant, plus tranquille et modéré, mais ici coule le sang de Bolsonaro !", a-t-il lancé en se tapotant le bras. Selon lui, le Brésil "peut faire de grands pas vers une dictature" si le champion de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva décroche un quatrième mandat non consécutif.
Avec le président ultralibéral argentin Javier Milei en invité vedette, le Parti libéral (PL), principale formation conservatrice du Brésil, a tenu devant un millier de personnes, dans la mégalopole Sao Paulo, sa convention pour mettre sur orbite le sénateur Bolsonaro, 45 ans. Il avait été adoubé par son père après l'incarcération de ce dernier en 2025.
"Le risque Lula"La campagne qui s'ouvre est d'ores et déjà placée sous le signe du président américain Donald Trump, allié de la famille Bolsonaro, qui vient d'infliger deux vagues de droits de douane punitifs au Brésil pour de présumées pratiques commerciales déloyales.










