A la prison de Réau (Seine-et-Marne), le 30 juillet 2026. LOU BENOIST/AFP
Les prisons françaises comptaient 89 446 détenus au 1er juillet, un chiffre sans précédent, dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, selon les statistiques officielles du ministère de la justice consultées vendredi 31 juillet par l’Agence France-Presse.
Cela représente une augmentation sur un an de près de 4 495 détenus (+ 5,3 %). Alors que le nombre de places opérationnelles était au 1er juillet de 63 289 (+ 1,2 % sur un an), celui de matelas posés au sol, faute de lits, s’est établi à 7 890, en hausse de 35,4 % sur un an. La densité carcérale était de 174,5 % dans les maisons d’arrêt, où sont détenues les personnes condamnées à de courtes peines ou celles qui sont en attente de jugement et donc présumées innocentes. Le taux de suroccupation globale était de 141,3 % au 1er juillet.
Surveillants comme directeurs de prison alertent sans relâche sur un système pénitentiaire au bord de l’explosion. A la fin de janvier, le Conseil de l’Europe avait dénoncé l’état des prisons françaises, alertant dans un rapport sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain ». Surpopulation, insalubrité et violences y sont particulièrement pointées du doigt.







