Une cellule d’isolement dans une maison d’arrêt à Nîmes, le 24 juillet 2025. GABRIEL BOUYS / AFP

Les prisons françaises comptaient 88 654 détenus au 1er mai 2026, un nouveau record dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, selon les chiffres officiels de la chancellerie publiés vendredi 29 mai. Cela représente, sur un an, une augmentation de près de 5 000 détenus (+ 5,9 %) pour quelque 750 places disponibles supplémentaires (+ 1,2 %) dans les centres pénitentiaires français.

La densité carcérale est particulièrement alarmante dans les maisons d’arrêt (172,6 %), où sont détenues les courtes peines ou les personnes en attente de jugement et donc présumées innocentes. Le taux de sur-occupation globale atteint 140 % au 1er mai.

La France figure parmi les très mauvais élèves de l’Europe en matière de densité carcérale, seules la Slovénie et Chypre faisant pire avec des populations de prisonniers pourtant bien inférieures. Fin janvier, le Conseil de l’Europe avait dénoncé l’état des prisons françaises, alertant dans un rapport sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain ». Surpopulation, insalubrité et violences y sont particulièrement pointées du doigt.

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