Une station de pompage à Saint-Silvain-Montaigut (Creuse), le 24 juillet 2026. VALERIE TEPPE/HANS LUCAS « LE MONDE »

La dépollution de l’eau potable des micropolluants (résidus de pesticides, polluants éternels) pourrait occasionner un surcoût annuel compris entre 1,3 milliard et 5,7 milliards d’euros, selon un rapport rendu par une mission d’inspection interministérielle, mis en ligne le jeudi 30 juillet.

Quatre agences gouvernementales avaient été chargées en septembre 2025 de produire « des scénarios plausibles de déploiement de la dépollution et de proposer des solutions de financement associées » face aux polluants émergents. Leur caractère persistant et leur accumulation dans l’environnement « laissent craindre une hausse des non-conformités de l’eau potable dans les années à venir ».

Le rapport, élaboré à partir de travaux de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), l’inspection générale des finances (IGF) et le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), a été finalisé en mai 2026 et rendu public à la fin de juillet, sans communication du gouvernement à ce stade.