Jean Quatremer, à Paris, le 9 février 2026. URMAN LIONEL/ABACA
La société des rédacteurs de Marianne (SRM) s’est élevée, vendredi 31 juillet, contre la « place démesurée » promise au journaliste Jean Quatremer, qui quitte Libération pour le magazine, dont il pourrait « tordre » l’ADN, selon eux, ce que récuse la direction.
Selon la directrice de la rédaction, Eve Szeftel, « Jean ne ressemble en rien au portrait caricatural que vous faites de lui », a-t-elle écrit aux journalistes de la rédaction, dans un message consulté par l’Agence France-Presse.
Mais, pour la SRM, « ces écrits occuperaient une place de choix en ouverture du magazine, en remplacement du texte jusque-là signé par Natacha Polony », ancienne directrice de Marianne. Cela « marquerait un tournant dans l’identité éditoriale du titre, de nature à tordre notre ADN et à brusquer nos lecteurs ». « Jean Quatremer s’est illustré par sa morgue envers les simples citoyens qui oseraient intervenir » dans le débat public et a récemment « multiplié les invectives contre les militants de la cause palestinienne », a aussi estimé la SRM.
« Notre rédaction ne s’oppose pas à ce que son courant de pensée s’exprime dans nos colonnes », mais « ce nouvel éditorial lui donnerait une place démesurée », a-t-elle jugé.







