French journalist and Editorial Director of the French weekly Marianne, Eve Szeftel, poses during a photo session in Paris, on February 5, 2025. (Photo by JOEL SAGET / AFP) JOEL SAGET / AFP
Près de huit mois après une motion de défiance votée à l’encontre de la directrice de la rédaction, Eve Szeftel, le calme semblait revenu à Marianne. En réalité, les braises du conflit ne sont pas éteintes et l’ancienne journaliste de Libération affronte, une nouvelle fois, le scepticisme d’une partie de la rédaction.
Tout a commencé le 6 mai, lors de la traditionnelle conférence de rédaction au cours de laquelle le numéro qui vient d’être bouclé est discuté. Une interrogation a alors surgi. Pourquoi l’enquête publiée sur trois pages dans le numéro daté du 7 au 13 mai, qui annonce des révélations sur la première année de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel, était-elle signée d’un pseudonyme, Thomas Vallières ? Et pourquoi les initiales apposées à la fin de l’article, « E.C. », ne correspondaient-elles pas ?
Réponse, en substance, de la directrice de la rédaction : le journaliste Etienne Campion n’aurait pas accepté les modifications apportées à son article, alors que celui-ci ne respectait pas les règles élémentaires du contradictoire. Le recours à un pseudonyme aurait permis à l’enquête de paraître, malgré ce désaccord.












