Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Sécurité Sécurité Sécurité Tribune Collectif Emmené par le maire Les Républicains de Mions (Rhône), Mickaël Paccaud, un collectif de plus de 150 élus et membres de services départementaux d’incendie et de secours estime dans une tribune au « Monde » que le Beauvau de la sécurité civile qui s’est achevé en septembre 2025 doit maintenant permettre l’adoption de mesures concrètes pour investir dans l’anticipation et la prévention. Publié hier à 19h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Et si la question n’était plus de savoir si nous connaîtrons de nouvelles crises, mais de savoir si nous serons prêts lorsqu’elles surviendront ? Pour cette raison, la sécurité civile doit être une grande priorité nationale. Dans un contexte où les crises auxquelles notre pays doit faire face se multiplient, s’intensifient et évoluent, une question essentielle se pose : sommes-nous aujourd’hui suffisamment préparés aux crises de demain ? Incendies, inondations, épisodes de chaleur extrême, crises sanitaires, industrielles ou technologiques : les risques sont désormais pluriels et peuvent se cumuler, toucher plusieurs territoires simultanément et dépasser les capacités habituelles d’intervention. Les feux qui touchent actuellement plusieurs territoires français en sont une nouvelle illustration. Face à cette réalité, une évolution profonde de notre modèle de sécurité civile est nécessaire : ne plus seulement intervenir lorsque la crise survient, mais investir davantage dans l’anticipation, la prévention et la résilience de nos territoires. Différentes mesures doivent être prises sans attendre. Il faut tout d’abord renforcer considérablement et durablement les moyens humains et matériels des services de secours. Il nous faut également mieux anticiper les conséquences du changement climatique et l’évolution des risques. Soutenir et développer le volontariat des sapeurs-pompiers s’avère également déterminant, tout comme renforcer la culture du risque et préparer la population. Il faut enfin développer les capacités de prévention et de protection, au niveau local comme national. Chaîne de protection collective L’ambition est de faire de la protection des populations un véritable pilier de notre politique de résilience et de souveraineté. Cette démarche a déjà suscité une mobilisation particulièrement forte des élus. Nous sommes des élus aux responsabilités diverses et complémentaires : présidents de région et de département, responsables de service départemental d’incendie et de secours, parlementaires, maires, présidents d’intercommunalité, conseillers régionaux, départementaux et métropolitains, ainsi que de nombreux élus municipaux. Nous sommes liés par une volonté commune, au-delà des appartenances politiques et des différences entre territoires : faire de la capacité de notre pays à anticiper, prévenir et affronter les crises un sujet national, durable et transversal. Il vous reste 44.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.