Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Congo-RDC Congo-RDC Congo-RDC En annonçant un protocole d’accord sur la reddition du groupe armé, Kinshasa veut mettre Kigali au pied du mur et montrer au médiateur américain que « les engagements pris sont respectés ». Article réservé aux abonnés L’annonce, mardi 28 juillet, de la signature d’un accord global sur la reddition des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), constitué d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi, en 1994, est une première. Si, à plusieurs reprises par le passé, certains de leurs combattants avaient déposé les armes, cette démarche volontaire n’avait jamais été le fruit d’un accord global. La présence dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu de ces miliciens, sur lesquels les forces armées congolaises (FARDC) s’appuient officieusement pour lutter contre la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda dans son offensive en RDC, relancée fin 2021, a toujours été le principal point d’achoppement dans les négociations entre Kigali et Kinshasa. Pour le Rwanda, la présence de ces ex-génocidaires à sa frontière est un casus belli, qui justifie l’offensive de l’AFC/M23. Leur reddition est ainsi un préalable posé avant tout retrait de ses quelque 8 000 soldats déployés au Nord et au Sud-Kivu, selon les estimations de l’Organisation des Nations unies (ONU). Il vous reste 80.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.