Google a passé au crible 15 millions d'interactions avec ses outils d'IA pour savoir ce que l'intelligence artificielle fait réellement de nos journées. Sa première étude AI & Economy ATLAS en tire deux mesures qui ne racontent pas la même histoire : Gemini est utilisé dans 68 % des métiers, mais n'intervient que sur 21 % des tâches à l'intérieur de chacun d'eux. Entre les deux, il y a la distance qui sépare une technologie installée d'une technologie qui travaille.

Une technologie partout, sur une poignée de tâches

La diffusion est réelle et large : sur plus de 800 métiers analysés, 68 % montrent un usage de Gemini, soit l'équivalent de 90 % de l'emploi total aux États-Unis. À ce niveau de couverture, l'IA n'est plus une curiosité de service innovation, elle a atteint la quasi-totalité du marché du travail américain.

Le second chiffre circule beaucoup moins. À l'intérieur d'un même poste, l'IA n'intervient en moyenne que sur 21 % des tâches, et d'abord sur les missions les plus routinières. Quatre tâches sur cinq continuent de se faire sans elle. L'adoption est horizontale, l'usage reste ponctuel.

Ce ratio est la donnée la plus utile du rapport quand il s'agit de planifier un déploiement. Un taux d'adoption de 68 % se met dans une présentation ; 21 % des tâches, c'est ce qui atterrit dans un planning.