Malgré les efforts des pouvoirs municipaux pour protéger les ateliers créatifs montréalais, les artistes restent vulnérables à la crise du logement. Les cas d’éviction de leurs lieux de travail continuent de se multiplier dans les quartiers centraux. Second de deux cas d’éviction imminente.
Anne Jano a ouvert les portes de sa galerie d’art contemporain il y a six ans sur la rue Wellington, au deuxième étage d’un immeuble qui abrite le Bar Social et le marché d’alimentation Chez Robin. La galerie JANO représente des artistes comme Caroline Boileau et Carole Baillargeon. Des expositions temporaires s’y succèdent dans un espace épuré.Sur le même étage, 14 petits studios séparés un peu à la manière de cubicules sont occupés par des artistes en production.Doune Patricia Thèbe a découvert la galerie en tant que bénéficiaire de son programme de résidences de recherche-création subventionné par Desjardins. « C’était pour étudier la dentelle sculpturale », dit l’artiste en montrant son studio au Devoir. « J’apprends la dentelle à l’aiguille, et c’est une technique que j’adapte en métal. »Celle qui entame aujourd’hui une maîtrise en fibres et pratiques matérielles à l’Université Concordia a tant aimé l’ambiance qu’elle y loue maintenant un studio. Elle a aussi été engagée comme assistante d’une artiste bien établie, Laïla Mestari, qui occupe une partie du local. « On a construit une belle communauté », affirme Doune Patricia Thèbe.






