Publié le 29 juillet 2026 à 08:31. / Modifié le 29 juillet 2026 à 09:49.
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Gianandrea Noseda, c’est un mélange de sang bouillonnant et de lucidité sensible. Partageant sa vie entre l’opéra et le répertoire symphonique, ce natif de Milan, à la silhouette élancée et svelte, au regard clair, tendre et perçant à la fois, a l’art de galvaniser les musiciens. Il fait carrière en Angleterre (chef principal invité du London Symphony Orchestra), à l’Opéra de Zurich dont il est le directeur musical, au National Symphony Orchestra de Washington et au Tsinandali Festival en Géorgie, tout en étant invité par des phalanges mondiales.Mouillant sa chemise à chaque note, Gianandrea Noseda n’est pas du genre à s’épargner sur scène. A Verbier, on se souvient avoir été médusé autant par sa direction torrentielle que par des moments de pure émotion, que ce soit dans Verdi, Rachmaninov ou Chostakovitch, le visage perlant de sueur et le regard rivé sur les jeunes musiciens et les chanteurs.Né en 1964, il raconte qu’il a appris à lire les notes de musique avant même les lettres de l’alphabet: «Mon père était un chef de chœur amateur. J’ai commencé à jouer sur un piano droit à la maison.» Il s’est mis aussi à la composition puis à la direction d’orchestre à l’âge de 27 ans: «Je voulais comprendre la musique de tous les angles possibles et imaginables. J’étais très fier de la première fugue que j’ai écrite – avec un triple contrepoint à la fin – car mon professeur n’a relevé aucune faute! J’accompagnais des chanteurs au piano, je faisais de la musique de chambre, comme la Sonatine pour flûte et piano de Pierre Boulez ou Le Merle noir de Messiaen; je jouais aussi avec des quatuors à cordes.»








