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ReportagePoussées par les vents changeants et alimentées par un combustible loin d’être épuisé, les flammes menaçaient encore, mardi, une large bande de territoire lovée entre l’Atlantique et les abords de la métropole bordelaise.
Même les bonnes vagues qui se sont enfin formées sur l’océan, attendues par les surfers depuis des semaines, ne parviennent pas à rendre à Lacanau (Gironde) son air de vacances. Il est 10 heures, mardi 28 juillet, quand les alertes hurlent sur les téléphones portables et font sursauter la ville aux rues étrangement désertes, avertissant d’une évacuation qui concerne, essentiellement, les résidents des campings.
La mesure semble déconcertante au premier abord – pourquoi les campings ? –, mais elle vise à se prémunir d’une éventuelle progression des feux ou de leurs émanations, poussées par les vents changeants, en direction de la station balnéaire. L’évacuation englobe aussi, en réalité, les ultimes vacanciers n’ayant pas déjà pris, de leur propre chef, la décision de s’éloigner du mégafeu, toujours indompté.












