Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Incendies Incendies Incendies Les responsables politiques s’accusent mutuellement de ne pas avoir agi pour débloquer des fonds pour combattre les feux de forêts. Les Décodeurs ont décortiqué trois grandes décisions prises depuis 2022 pour y voir plus clair. Article réservé aux abonnés Personne ne le conteste : pour faire face à une saison des feux historique, les pompiers français manquent cruellement de moyens humains et matériels. Mais à qui la faute ? Alors que les incendies dévorent des hectares de forêt en Gironde, dans les Landes et dans le Var, les responsables politiques se rejettent la responsabilité depuis plusieurs jours. Est-ce à cause des macronistes, qui auraient sacrifié l’achat de nouveaux Canadair sur l’autel des économies budgétaires, comme l’affirment les « insoumis » ? Ou au contraire des « insoumis », qui auraient refusé de financer l’achat d’hélicoptères, comme le jurent les macronistes ? A moins que la responsabilité n’incombe au Rassemblement national (RN), qui se serait opposé à l’augmentation du budget des pompiers ? Pour y voir plus clair dans cette avalanche d’accusations plus ou moins fondées, Les Décodeurs ont décortiqué trois grandes décisions prises ces dernières années en matière de lutte anti-incendies, en examinant comment les différents groupes politiques se sont positionnés. L’achat des 36 hélicoptères (2022-2024) Un premier épisode a ressurgi ces derniers jours dans le débat public : les conditions de la commande de 36 nouveaux hélicoptères H145 pour appuyer les services de protection civile. Ce marché avec Airbus a été annoncé en janvier 2024 par le ministère de l’intérieur, à l’époque où Gabriel Attal était premier ministre. Il a été financé par les crédits débloqués dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (Lopmi) de janvier 2023. Sur BFM-TV, le 15 juillet, Gabriel Attal, désormais candidat à la présidentielle, a reproché à la France insoumise (LFI) d’avoir voté à l’époque « contre cette loi [et donc] contre les moyens supplémentaires pour la sécurité civile », jugeant que « si on faisait ce que La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon proposent, on ne désarmerait pas seulement les policiers, on désarmerait aussi nos pompiers ». Il vous reste 71.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.