Dans l’usine où sont assemblés les futurs Canadair, à Calgary, les drapeaux de la France et d’autres États européens, qui ont permis la renaissance de ce bombardier d’eau emblématique, sont accrochés au-dessus de la chaîne de production.Tant attendus, notamment par la France, aux prises avec un mégafeu en Gironde (sud-ouest), les premiers appareils ne seront toutefois pas disponibles avant 2028.Abandonnée en 2015 par le groupe canadien Bombardier, la production n’a en effet été relancée qu’en 2024 à Calgary par l’entreprise canadienne De Havilland, qui a racheté les droits de cet avion.Capable d’embarquer plus de 6000 litres d’eau en seulement 12 secondes grâce à deux écopes situées sous son fuselage, il est depuis des décennies un pilier de la lutte contre les feux de forêt.

Faits à la mainSur le site industriel, fuselage et ailes des appareils sont assemblés sur une chaîne qui est loin d’être robotisée.« Tous les trous, tous les rivets que vous voyez sur le fuselage ont été faits » et posés « manuellement », explique à l’AFP Victor Ocadiz, directeur des opérations.Le redémarrage de la production du Canadair a été rendu possible par une première commande de 22 appareils passée en 2024 par l’Union européenne, la France, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal et la Croatie, rappelle Jean-Philippe Côté, responsable de la stratégie.