Elysée 2027 : ils feront l'élection du 28 juillet 2026

Il ne passera pas à côté de 2027. Si l'ancien ministre Jean-Louis Borloo se fait plus discret sur le devant de la scène, en coulisse, il reste le plus gros influenceur de la vie politique. Persuadés qu'une grand part des politiques sont déconnectés, il murmure à l'oreille des futurs candidats potentiels, à coup de grandes idées et de grands concepts.

On compte notamment parmi ses grands concepts l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine pour les banlieues, ou encore le Grenelle de l'environnement, où il a fait découvrir l'écologie à la droite.

Pour 2027, Jean-Louis Borloo revient avec un concept plus grand encore : celui que rien ne pourra se faire sans une décentralisation massive. Pour lui, la République devrait devenir fédérale et sociale, le contre-pied total de ce qu'a bâti Emmanuel Macron. Jean-Louis Borloo, lui, veut donner le pouvoir à ce que l'on appelle les corps intermédiaires, qui incluent les syndicats, les fédérations professionnelles ou les associations, des institutions organisées démocratiquement qui se situent comme intermédiaires entre l'État et les individus.

Un homme difficile à saisirSes idées ne sont pas toujours comprises : en 2018, Emmanuel Macron ne tient pas compte des conclusions d'un rapport de Jean-Louis Borloo sur les banlieues. Une humiliation pour l'ancien ministre, qui a la rancune tenace. Quelques mois plus tard, Jean-Louis Borloo critique ouvertement le macronisme : "Il faut faire attention à ce que notre pays ne se retrouve pas dans la situation désagréable où le gratin se sépare des nouilles", dénonçant alors un remplacement du "vieux monde" par le "jeune monde" d'Emmanuel Macron.