Candidat pour 2027, Bruno Retailleau ne part pas avec les attributs classiques d’un favori à l’élection présidentielle. Le président des Républicains apparaît d’abord comme un homme pudique : "Je ne suis pas du style à mettre mon épouse sur scène", dit-il. Une réserve qui tranche avec les codes adoptés par plusieurs vainqueurs de la présidentielle avant lui.
À cela s’ajoute une erreur tactique que ses adversaires internes n’ont pas oublié, son départ de l'exécutif en octobre 2025, après le très éphémère premier gouvernement de Sébastien Lecornu. L’un d’eux résume crûment la séquence : "Sa sortie ratée du gouvernement l'a replacé en Ligue 2."
De multiples critiquesSur le fond aussi, les critiques existent. Son positionnement conservateur nourrit les réserves, y compris chez les siens. Nicolas Sarkozy lui a fait comprendre dans la presse qu’il n’était pas en phase avec le pays. Un élu LR, peu convaincu par son président de parti, glisse même : "Ça va manquer un peu de champ tout ça."
Chez les opposants du Vendéen, le grand jeu consiste à parier sur le moment où il renoncera à la présidentielle. Mais c'est oublier que Bruno Retailleau est un homme têtu, très têtu, peu enclin à s’arrêter en chemin. Un de ses soutiens rappelle d’ailleurs ce qui fonde, selon lui, une partie de son crédit auprès des Républicains : "Vous oubliez tous que Bruno a été fidèle à (Françoisà Fillon jusqu'au bout. C'est pour ça qu'il plaît aux militants LR. Quand le vent a soufflé très fort, il n'a pas trahi."







