Le torchon brûle entre Brasilia et Buenos Aires. Dimanche 26 juillet, le Brésil a rappelé son ambassadeur en Argentine après des propos jugés "offensants" tenus par le président Javier Milei.

Le chef d'État argentin, un allié de Donald Trump sur le sous-continent sud-américain, était à São Paulo pour apporter son soutien au sénateur Flavio Bolsonaro, récemment désigné candidat à la présidentielle pour le Parti libéral, mouvement d'extrême droite un temps dirigé par son père Jair Bolsonaro, président du Brésil de 2019 à 2023.

Invité sur scène pour soutenir le fils Bolsonaro, Javier Milei a, sans le nommer, ciblé l'actuel président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, le qualifiant de "voleur" et de "prisonnier". Une référence aux 18 mois que le dirigeant de gauche a passés derrière les barreaux entre 2018 et 2019. Lula avait été incarcéré pour corruption avant d'être libéré sur décision de la Cour suprême.

Javier Milei "a offensé deux pouvoirs"Sur scène, le président argentin ne s'est pas contenté de conspuer Lula. Il a également ciblé le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, bête noire de l'extrême droite, qu'il a qualifié d'"ordure chauve". Pas étonnant que Milei l'ait pris pour cible : le magistrat l'a empêché de rendre visite à son ami Jair Bolsonaro, actuellement incarcéré à domicile pour avoir fomenté un coup d'État après avoir perdu l'élection de 2022.