Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Marché du textile et de l’habillement Marché du textile et de l’habillement Marché du textile et de l’habillement La fréquentation des grandes enseignes de luxe dans la capitale a chuté de 11 % entre janvier et juin. Alors que se délite le bastion d’acheteurs traditionnel du secteur, originaires de Chine, de Russie ou du Golfe, les vendeurs s’inquiètent. Et s’ennuient. Article réservé aux abonnés L’un scrolle sur son téléphone en catimini, puis se redresse pour vous saluer d’un « Bonjour Madame » très protocolaire. Plumeau en main, l’autre chasse la poussière de sacs à main. D’autres encore bavardent, en sourdine. En ce début juillet, alors que la Samaritaine entame la « deuxième démarque » des soldes d’été, les vendeurs du grand magasin détenu par LVMH tuent le temps. Les 20 000 mètres carrés de l’enseigne inaugurée en juin 2021, après 700 millions d’euros d’investissement, sont quasiment déserts. Les touristes pour lesquels a été imaginé ce concept si luxueux font défaut. Lors de sa réouverture, LVMH espérait attirer 5 millions de visiteurs par an, « sous trois ans ». Il n’en est rien. « La situation est préoccupante, a alerté la cellule CFE-CGC de La Samaritaine, par communiqué, le 26 juin. A tous les niveaux, les baisses d’effectifs se poursuivent. » Au cours des deux dernières années, le nombre d’employés du grand magasin, toujours déficitaire, a chuté de 20 %, pour passer à moins de 500 personnes, selon le syndicat. Il vous reste 83.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.