Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Entreprises Entreprises Entreprises Minelli, Bouchara, Jennyfer, IKKS… les enseignes en difficulté sont de plus en plus nombreuses. Alors que, depuis début 2023, le commerce de détail a perdu 24 000 emplois, les rues désertées et les vitrines barbouillées de blanc des marques en liquidation nourrissent un sentiment d’abandon. Article réservé aux abonnés Dans les trois principales artères commerçantes du centre-ville de Melun, les affichettes « à louer » des agents immobiliers se multiplient sur les vitrines à l’abandon. Pas un jour ne passe sans que les clientes de Béatrice Jalbert, la gérante du magasin de vêtements Esprit de femme, situé rue du Général-de-Gaulle, ne lui parlent, inquiètes, « de toutes ces boutiques qui ferment » et des « difficultés pour se garer ». « Les gens vont acheter dans les centres commerciaux et sur Internet. Et après, ils se plaignent qu’il n’y a plus de commerces de proximité », se désole la commerçante. Avec un taux de vacance commerciale de 21,4 % il y a un an, lors du dernier relevé de Codata – une société spécialisée dans la production de données concernant l’immobilier de commerce –, la préfecture de la Seine-et-Marne dépasse de loin la moyenne des centres-villes d’Ile-de-France (8,6 % en 2025). Installée à Melun depuis dix-huit ans avec son mari, qui gère un magasin de vêtements pour hommes un peu plus loin, Mme Jalbert a vu le cœur historique changer de visage. Les commerces de vêtements, de chaussures et d’équipement de maison ont laissé place « aux barbiers et aux centres dentaires », explique-t-elle, en désignant du doigt celui qui a remplacé, de l’autre côté du trottoir, un magasin Burton of London – enseigne liquidée en février 2024. Il vous reste 88.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.