Préoccupée par la multiplication des chantiers, la Ville de Montréal vient de lancer une vaste consultation sur les impacts des travaux sur les gens qui fréquentent le centre-ville — résidents, travailleurs, commerçants, visiteurs et touristes.Le Devoir a suivi sur le terrain une équipe de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) qui a interrogé les passants près de deux chantiers, un après-midi de semaine. Les opinions des gens sondés oscillaient entre acceptation, résignation et exaspération.Les Montréalais comprennent la nécessité des travaux, mais en ont marre de faire des détours, d’être pris dans la circulation ou d’endurer le bruit et la poussière. Les plus affectés par les chantiers sont les automobilistes, les commerçants et les livreurs, a-t-on constaté. Les plus zen face aux travaux sont ceux qui se déplacent en métro ou à vélo.
« Je suis tannée des chantiers », dit en soupirant Linda Ryan, une Montréalaise de 78 ans rencontrée sur un banc public, rue Sainte-Catherine Ouest, à deux pas des travaux de réfection de cette artère emblématique de la métropole, près de la rue Peel.« On n’a jamais un été sans chantier au centre-ville. On dirait que c’est toujours à recommencer : ils refont un bout de rue puis ils reviennent l’année suivante », laisse tomber la retraitée, qui adore sa ville même si elle a l’impression de naviguer perpétuellement dans une mer de cônes orange.Un mal nécessaireIl est vrai que les équipes de la Ville en ont plein les bras à gérer des travaux essentiels, un peu partout en ville. Juste au centre-ville, 25 chantiers de voirie municipaux sont prévus entre les mois de mai et décembre 2026. Il faut ajouter à cela les travaux du ministère des Transports, d’Énergir, d’Hydro-Québec ou des constructeurs d’habitations, qui entraînent tous des entraves à la circulation.







