Bernard Arnault, lors de son discours à l’hôtel des Invalides, à Paris, le 2 juillet 2026. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

Bernard Arnault aime les mots croisés du Monde, mais moins ses enquêtes. Rompant avec son austérité habituelle, le PDG de LVMH a employé une plume plus humoristique pour répondre, dimanche 26 juillet, à la série d’articles que Le Monde lui a consacrée du 19 au 24 juillet. « Merci », c’est ainsi qu’il a ironiquement titré son billet, posté sur le compte X (ex-Twitter) du groupe LVMH. « Je n’avais pas eu droit à pareil traitement depuis la reprise de Boussac en 1984. On m’appelait alors “The Terminator”. Je préfère “la dernière famille royale”, c’est plus élégant », ironise-t-il.

Sans rien démentir des informations publiées par Le Monde, il écrit notamment : « Je n’ignore pas qu’en répondant, j’offre à ce feuilleton le projecteur qu’il espérait peut-être, un dernier épisode signé de ma main. Soit. Qu’il serve au moins à une chose : épargner de l’énergie à tous ceux qui, par ailleurs, parient sur la fissure d’une famille pour vendre du papier. Ils attendront longtemps. » Car c’est là l’une des préoccupations du PDG de LVMH, alors que depuis plusieurs mois filtrent les rivalités entre les enfants Arnault et la mésentente des deux aînés avec leur belle-mère, Hélène Mercier.