Publié le 25 juillet 2026 à 19:49.

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La chanteuse et compositrice Marie Paule Belle, décédée samedi à 80 ans, a défendu dès les années 70 sa vision libre et joyeuse de la vie, incarnée par son tube «La Parisienne», sans revendiquer un féminisme militant. L’artiste est morte des suites d’une «longue maladie», à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, a annoncé son attaché de presse à l’AFP.Marie Paule Belle ne faisait pas mystère de son cancer, un mal qui la rongeait depuis de nombreuses années mais contre laquelle elle luttait, bien décidée à poursuivre plus de 50 ans de carrière. Preuve de sa pugnacité, l’artiste rebelle jouait encore au Théâtre de Passy fin mai, après 15 dates complètes. Pour conclure ses récitals, elle déclamait avec force KO!, un poème pour repousser le crabe. «Ton nom est tabou/Pourtant t’es partout […] Maladie d’enfer/Moi je suis la vie/Tu n’es qu’un cancer que j’anéantis», lançait-elle face un public.Ses chansons respiraient la fantaisie naturelle et l’humour piquant, mais jamais méchant, de cette femme d’esprit, convaincue que les mots pouvaient faire avancer les consciences. La compositrice a en réalité mis en musique les textes de paroliers fidèles, dont son ami d’enfance Michel Grisolia, la romancière belge Françoise Mallet-Joris ou Serge Lama, son grand complice dont elle a assuré les premières parties. «C’est une sœur que je perds», a réagi à l’AFP l’interprète de Je suis malade, louant «une immense artiste», à la fois «émouvante et drôle».