La chanteuse à la voix gouailleuse est morte ce samedi 25 juillet à Neuilly-sur-Seine, des suites d’un cancer, à l’âge de 80 ans. Marie-Paule Belle, lors de la générale de « Au Revoir et Merci », au théâtre de Paris, le 19 mai 2026. RAYMOND DELALANDE/SIPA Par Télérama, avec AFP Publié le 25 juillet 2026 à 14h09 Mis à jour le 25 juillet 2026 à 14h12 La chanteuse, compositrice et pianiste Marie-Paule Belle, restée célèbre pour La Parisienne, tube de la chanson française des années 1970, est décédée samedi 25 juillet 2026 à 80 ans, a annoncé son attaché de presse à l’AFP. L’artiste s’est éteinte à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, des suites d’une « longue maladie », a précisé cette source. Marie-Paule Belle parlait librement de son cancer, jusque dans un poème poignant en 2024, intitulé « KO ! ». Née le 25 janvier 1946 dans l’Oise, la chanteuse à la voix gouailleuse a grandi à Nice. Amoureuse des mots et, selon sa propre expression, « née dans un piano », elle a connu ses premiers succès avec Wolfgang et moi et Nosferatu, qu’elle chante lors de sa première apparition télévisée, en 1973, chez Philippe Bouvard. Son plus grand succès demeure La Parisienne (1976) : avec sa fantaisie naturelle et une ironie jamais méchante, Marie Paule Belle narre l’histoire d’une jeune provinciale qui monte à la capitale. Sur une mélodie qu’elle a composée, clin d’œil aux airs des opérettes d’Offenbach, elle entonne un refrain entêtant : « Je ne suis pas parisienne / Ca me gêne, ça me gêne / Je ne suis pas dans le vent / C’est navrant, c’est navrant ». Sous son vernis espiègle, la chanson croque le portrait d’une femme libre, en pleine découverte des mœurs du Paris des années 1970. À lire aussi : “Je profite de chaque note de musique” : pour Marie-Paule Belle, un premier concert d’adieu émouvant Son style inclassable participe à son succès et le titre est certifié disque d’or, offrant à son interprète un sésame pour la suite de sa carrière. Elle enchaîne avec Les Petits Patelins et fait son premier Olympia. « Pas militante dans l’âme », la chanteuse impertinente et féministe aimait « faire prendre conscience avec les mots. » Son répertoire s’empare de thèmes de société, sur l’euthanasie ou l’homosexualité avec Celles qui aiment elles, un titre qui a fait écho au couple qu’elle forma pendant une décennie avec la romancière belge Françoise Mallet-Joris, membre de l’académie Goncourt, décédée en 2016. « Pendant des années, je n’éprouvais pas le besoin d’aborder ce sujet puisque je le vivais naturellement avec Françoise. Sans rechercher le scandale que nous créions pourtant dans une société figée », confiait la chanteuse, qui doit en partie à sa compagne les paroles de La Parisienne. Elle lui a d’ailleurs rendu hommage dans un livre paru en 2020, Comme si tu étais toujours là. Amie de Serge Lama ou Barbara, Marie Paule Belle ne s’est jamais parée des atours de la vedette, et a suivi un parcours artistique complet qui l’a aussi conduite sur les planches des théâtres. À lire aussi : “Au revoir et merci” : le dernier entretien de Marie-Paule Belle dans “Télérama” Musique Chanson française Disparition Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus
Marie-Paule Belle, interprète de “La Parisienne”, est décédée
La chanteuse à la voix gouailleuse est morte ce samedi 25 juillet à Neuilly-sur-Seine, des suites d’un cancer, à l’âge de 80 ans.








