Le ministère tunisien des Affaires étrangères a annoncé, vendredi 24 juillet avoir convoqué l'ambassadrice de France à Tunis après la diffusion, par une "chaîne publique française", d'un entretien "avec une personne recherchée par la justice tunisienne".

Le ministère n'a pas identifié la chaîne, pas plus que la personne. Mais il s'agit, selon un commentateur considéré comme proche des cercles du pouvoir, de France 24 et d'un entretien récent avec l'ancien président tunisien Moncef Marzouki.

"France 24 dispose d'une totale indépendance éditoriale", a déclaré ce samedi 25 juillet à l'AFP une source diplomatique française. "Nous regrettons cette polémique qui ne reflète en rien la qualité de la relation bilatérale entre nos deux pays et rappelons notre plein soutien et engagement en faveur de la liberté de la presse", a-t-elle ajouté.

"Une démarche d'ingérence inacceptable"Dans un communiqué, la diplomatie tunisienne a fait part de sa "vive protestation", en estimant que de telles émissions s'inscrivaient "dans une démarche d'ingérence inacceptable".

"Cet entretien comporte des atteintes à la souveraineté de l'Etat tunisien, vise sa sécurité nationale ainsi que ses institutions, et constitue un appel explicite à la sédition et aux affrontements internes", a écrit le ministère.