Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Turquie Turquie Turquie Exclu de la direction du CHP par décision de justice fin mai, Özgür Özel a annoncé, vendredi 24 juillet, la création d’un nouveau parti à Ankara. Cette rupture avec la formation kémaliste fondée en 1923 par Atatürk a déjà recueilli l’adhésion de 91 députés du groupe parlementaire. Article réservé aux abonnés Il avait pourtant tout fait pour éviter une telle rupture. Après avoir été évincé de la tête du Parti républicain du peuple (CHP), principale formation d’opposition turque, par décision de justice, Özgür Özel, 51 ans, a déposé vendredi 24 juillet une demande d’enregistrement d’un nouveau mouvement politique intitulé « Yeni Parti » (« Nouveau Parti »), auprès du ministère de l’intérieur. Entouré de ses fidèles, il a réuni, vendredi après-midi à Ankara, la direction de la nouvelle formation que rejoignent 91 des 138 députés du groupe parlementaire du CHP, ayant rendu publique leur démission du parti centenaire fondé par Atatürk, premier président de la république de Turquie (1923-1938). Après des semaines de bataille juridique et de querelles internes, Özgür Özel a ainsi annoncé, non sans « la tristesse d’un adieu », qu’il souhaitait « ouvrir une nouvelle voie », promettant d’offrir à une opposition fracturée un visage capable de défier le président Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir sans discontinuer depuis vingt-trois ans. Ce bouleversement, qualifié de tournant historique par les commentateurs politiques, est né de la décision qu’une cour d’appel d’Ankara avait rendue le 21 mai. Saisie par une poignée d’élus de la formation kémaliste, celle-ci a annulé le vote du congrès de 2023 qui avait porté Özgür Özel à la direction du CHP, en invoquant des irrégularités présumées. Elle a réintégré à sa place son prédécesseur, Kemal Kiliçdaroglu, très impopulaire : à 77 ans, il a dirigé le parti pendant treize ans sans jamais remporter le moindre scrutin national. Il vous reste 78.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.