Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Trafic de drogue Trafic de drogue Trafic de drogue Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, évoque, dans un entretien au « Monde », les faits de violence liés au narcotrafic dans sa ville et dresse un état des lieux des évolutions des réseaux criminels et de la lutte antistupéfiants. Article réservé aux abonnés Damien Martinelli est le procureur de la République de Nice depuis septembre 2023. Les phénomènes criminels liés aux trafics de stupéfiants sont particulièrement prégnants dans cette ville, tant en raison de la puissance des groupes organisés locaux que de la proximité de Marseille et de la frontière italienne. Le quartier des Moulins, épicentre des trafics, mais aussi de la lutte antistups menée par les services répressifs locaux, a notamment été marqué, dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, par un tragique incendie criminel ayant entraîné la mort de sept victimes innocentes, toutes membres de la même famille. Le magistrat dresse un état des lieux de l’évolution du narcotrafic et des solutions mises en œuvre pour le contrer. Il y a quelques jours, le maire d’Alès (Gard), très engagé dans la lutte contre le narcotrafic, a dû être exfiltré de chez lui par le RAID, à la suite d’une accumulation de menaces. Quel rôle les élus locaux ont-ils à jouer contre le trafic ? Ce qui se passe à Alès est évidemment préoccupant et paraît s’inscrire malheureusement dans une continuité. L’ensemble des acteurs qui luttent contre le narcotrafic constitue une gêne pour les réseaux criminels. A cet égard, les maires ont plusieurs leviers d’action, notamment avec la police municipale. Outre les enjeux centraux liés à la vidéoprotection, elle peut interpeller en flagrance ou encore fournir des renseignements. Il vous reste 85.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.