Le département américain de la Justice a annulé jeudi les citations à comparaître de journalistes du New York Times auteurs d’articles soulevant des inquiétudes sur la sécurité du nouvel avion présidentiel américain offert par le Qatar.Le journal a indiqué que le parquet avait accepté, lors d’une audience devant un tribunal fédéral à New York, de « retirer unilatéralement les citations à comparaître pour le moment ».Y voyant une tentative « d’intimider » la presse, le média avait déposé une requête pour faire annuler ces citations visant à obtenir les relevés téléphoniques des journalistes et leur témoignage devant la justice.« Nous sommes satisfaits du fait que le gouvernement ait finalement reconnu que ces citations à comparaître enfreignaient la loi », a réagi l’avocat du journal, David McCraw, dans un communiqué. « Nous ne nous laisserons pas intimider par de telles tactiques. »L’ONG de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières s’est félicitée d’une « victoire pour le New York Times et pour tous les journalistes qui s’appuient sur des sources confidentielles pour informer dans l’intérêt du public ».Donald Trump a effectué le 1er juillet son premier vol à bord du nouvel avion Air Force One, offert par la famille royale qatarie l’année dernière après que ce dernier se soit plaint de l’état des deux exemplaires existants, en service depuis 1990.Ce cadeau, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, avait d’abord soulevé des questions éthiques et constitutionnelles majeures.Puis, en voyant le président repartir d’un sommet de l’OTAN en Turquie à bord d’un ancien appareil le 10 juillet, d’autres doutes ont émergé concernant l’appareil réaménagé par l’armée de l’air américaine.Selon le New York Times, il ne comportait pas les mêmes systèmes de sécurité que le précédent, notamment en matière de défenses antimissiles.