Le premier ministre Mark Carney a déclaré qu’il aurait pu mieux expliquer les détails d’un accord qui permettra l’ouverture au trafic, la semaine prochaine, du pont international Gordie-Howe entre l’Ontario et le Michigan.L’entente de principe proposée pour le pont international Gordie-Howe confirme que le Canada partagera la moitié des recettes nettes des péages avec les États-Unis pendant les 15 premières années.Le document précise que les paiements du Canada seront versés à un Fonds de développement économique Canada-États-Unis, géré par le gouvernement américain.M. Carney avait déclaré à plusieurs reprises que les recettes des péages ne seraient pas partagées avec les États-Unis avant que la dette contractée par le Canada pour la construction du pont ne soit remboursée.S’adressant jeudi aux journalistes à Charlottetown, le premier ministre a cette fois précisé qu’il faisait référence à l’accord initial conclu avec le Michigan, qui reste en vigueur et prévoit un partage des recettes de péage avec cet État une fois que le Canada aura remboursé sa dette, dans plusieurs décennies.M. Carney a reconnu qu’il n’avait pas été aussi clair qu’il aurait pu l’être lorsqu’il a expliqué la nature de l’accord ces dernières semaines.« Aurais-je pu mieux l’expliquer un dimanche matin au Stampede ? Oui. Avec un chapeau de cowboy ? Oui, j’aurais pu mieux l’expliquer », a-t-il énoncé.Les conservateurs ont accusé le premier ministre d’avoir plié face aux États-Unis pour obtenir l’ouverture du pont et d’avoir mal informé les Canadiens au sujet du projet de partage des péages.Le député conservateur Shuvaloy Majumdar a affirmé mercredi, lors d’une conférence de presse à Hamilton, en Ontario, que le gouvernement avait « menti ».« Nous avons constaté qu’il est désormais admis que cet accord n’est pas celui qui avait été promis, a-t-il déclaré. Cela s’inscrit dans une série de concessions successives faites par le premier ministre depuis un an et demi. Le premier ministre a rendu le Canada vulnérable aux négociations improvisées d’une administration américaine agressive. »S’adressant aux journalistes, M. Majumdar a indiqué que, même si M. Carney bénéficie de la sympathie des conservateurs lorsqu’il s’agit de composer avec un négociateur américain coriace et imprévisible, il ne devrait pas dissimuler la vérité concernant le pont Gordie-Howe.
Carney reconnaît un manque de clarté concernant le pont Gordie-Howe
«Aurais-je pu mieux l’expliquer un dimanche matin au Stampede ? Oui. Avec un chapeau de cowboy ? Oui.»














