Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Cisjordanie Cisjordanie Cisjordanie Dans le village bédouin d’Umm Al-Khair, l’une des localités du sud de la Cisjordanie encerclées par des colonies et des bases militaires, la famille Al-Hathaleen subit les violences quotidiennes de ses « voisins ». Trois Palestiniens ont par ailleurs été tués les 18 et 20 juillet dans des incidents impliquant colons et soldats israéliens près de Ramallah. Article réservé aux abonnés Cela fait presque un mois que les quatorze membres de la famille Al-Hathaleen n’ont plus accès à leurs toilettes. Les sanitaires ne sont pourtant qu’à quelques mètres derrière leur maison de plain-pied, au centre du village bédouin d’Umm Al-Khair, dans les collines arides de Massafer Yatta, dans le sud de la Cisjordanie occupée. Fin juin, des colons juifs ont pris possession, en toute illégalité, d’une partie de leur propriété, et ont installé des barbelés le long de leurs murs. Dans la foulée, la transformation de leur terrain en « zone militaire fermée » par l’armée israélienne en a définitivement barré la route. S’aventurer sur le chemin, constamment filmé par les caméras de surveillance israéliennes, pourrait exposer toute la famille à une arrestation – ou pire, à des tirs de soldats. « Maintenant, même en pleine nuit, nous devons réveiller nos voisins pour leur demander si nous pouvons utiliser leur salle de bains », soupire, gênée, Ikhlas Al-Hathaleen, la mère de 44 ans, au cours d’une visite organisée par B’Tselem. L’ONG israélienne de défense des droits humains est venue sur place mardi 21 juillet, un an après l’assassinat d’Awdah Al-Hathaleen, un militant local impliqué dans le tournage du film récompensé aux Oscars No Other Land (2024), tué par un colon, Yinon Levi, le 28 juillet 2025. Il vous reste 82.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.