Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Politique Politique Politique Tribune Marine Braud Ancienne conseillère écologie d’Elisabeth Borne Annoncée démissionnaire, la ministre de la transition écologique reste finalement au gouvernement. Le sommet de l’Etat doit maintenant lui permettre de lutter contre le recul de la cause écologique, estime Marine Braud, ancienne conseillère écologie d’Elisabeth Borne, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 14h15, modifié à 14h34 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Faire avancer la transition écologique au sein d’un collectif gouvernemental relève parfois d’un numéro d’équilibriste inconfortable. Toutes les personnalités passées par le ministère de l’écologie ont été frappées par la justesse de l’analyse de celui qui fut nommé en 1971 à la tête du tout premier ministère de l’environnement, Robert Poujade (1928-2020). C’était pour lui le « ministère de l’impossible », titre d’un ouvrage qu’il a publié en 1975 (Calmann-Lévy). Des politiques de carrière aux personnes issues de la société civile, des experts de longue date aux néophytes, beaucoup ont été confrontés au moins une fois au dilemme de partir ou rester : dénoncer les intérêts contraires, les blocages et les arbitrages négatifs qui se multiplient en claquant la porte, ou serrer les dents et rester au nom des combats qu’il reste à mener. Où poser les limites ? Combien de batailles accepter de perdre pour pouvoir en gagner d’autres ? Où s’arrête le compromis et où commence la compromission ? La démission de Monique Barbut, qui reste finalement au gouvernement, s’inscrit dans cette lignée. Depuis sa nomination à l’automne 2025, la ministre tente de faire avancer certains dossiers et de limiter les dégâts face au recul politique des enjeux environnementaux. Dans une atmosphère suffocante où certains lui reprochent de ne pas entrer dans le jeu de la communication, combien de combats ont été menés, loin des caméras et des commentateurs, pour contrer les velléités de détricotage d’un monde politique qui semble avoir perdu toute boussole ? Il vous reste 69.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Ce n’est pas la volonté de Monique Barbut qu’il faudra scruter dans les prochaines semaines, mais bien celle des deux têtes de l’exécutif »
TRIBUNE. Annoncée démissionnaire, la ministre de la transition écologique reste finalement au gouvernement. Le sommet de l’Etat doit maintenant lui permettre de lutter contre le recul de la cause écologique, estime Marine Braud, ancienne conseillère écologie d’Elisabeth Borne, dans une tribune au « Monde ».















