Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature (au centre), à l’Assemblée nationale, à Paris, le 2 juin 2026. TELMO PINTO/NURPHOTO VIA AFP

La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, présentera sa démission d’ici au conseil des ministres de mercredi, a annoncé au Monde son entourage, mardi 21 juillet, après l’adoption définitive par le Parlement d’une mesure controversée sur les pesticides à laquelle elle s’opposait, au sein de la loi d’urgence agricole, définitivement adoptée par le Sénat dans la soirée.

« Dans ma tête, je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui, dans ma tête, je suis partie demain », a affirmé Monique Barbut en petit comité après le vote de la loi d’urgence agricole, laquelle inclut une réintroduction, à titre dérogatoire et sous conditions, de deux pesticides autorisés dans l’Union européenne, mais interdits en France.

Issue de la société civile et opposée à d’autres mesures du texte, notamment sur l’eau, Monique Barbut avait été reçue en fin de matinée par le premier ministre, Sébastien Lecornu, et avait quitté Matignon sans faire aucune déclaration. « Le principal sujet qui crispe encore aujourd’hui, c’est l’acétamipride. Je suis pour ma part opposée à la réintroduction de ce pesticide en France », avait-elle déclaré samedi à La Tribune Dimanche.