Une ministre discrète mais une sortie avec fracas. Après neuf mois de bons et loyaux services, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a prévu de présenter sa démission à Emmanuel Macron d'ici le conseil des ministres prévu mercredi 22 juillet, a appris RTL. Reçue la veille pendant 50 minutes à Matignon par le Premier ministre, Monique Barbut était repartie sans un mot, mais avait fait savoir en petit comité qu'elle n'avait "pas d'autre option que de remettre (s)a démission", rapporte son entourage à l'AFP.

A l'origine de cette décision : le projet de loi d'urgence agricole. Son adoption par le Parlement a écorché la solidarité gouvernementale. Si l'exécutif a assumé son choix de ne pas retirer un amendement autorisant la réintroduction par dérogation de certains pesticides, Monique Barbut, elle, s'y est fermement opposée.

Ce projet de loi a ainsi débouché sur le départ d'une ministre discrète dont les interventions ont néanmoins marqué les esprits. Que ce soit sur les climatiseurs, la canicule et le budget alloué à son ministère, Monique Barbut avait fait connaître certaines dissensions avec le reste de l'équipe gouvernementale.

Souveraineté alimentaire, gestion de l'eau, élevage et pesticides... Que contient ce projet de loi qui a coûté sa place à Monique Barbut ?