La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, au sortir du conseil des ministres à l’Elysée, le 22 juillet 2026. SARAH MEYSSONNIER/REUTERS

Le rebondissement a eu lieu mercredi 22 juillet à la mi-journée. La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, a finalement « accepté de poursuivre sa mission à la demande » d’Emmanuel Macron, « qui l’a assurée de son soutien », a fait savoir son cabinet à l’Agence France-Presse. En début de matinée, la ministre avait annoncé qu’elle « présenterai[t] » sa « démission au président de la République aujourd’hui », après l’adoption définitive par le Parlement d’une mesure controversée sur les pesticides à laquelle elle s’opposait.

Mais le chef de l’Etat « ne l’a pas acceptée ». Monique Barbut a donc accepté de rester au gouvernement « face à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement [le] pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale », a-t-on ajouté de même source, tout en assurant qu’elle avait « confirmé son désaccord sur la version définitive du projet de loi d’urgence agricole ».

« Contrairement aux engagements qui m’avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure, pourtant souhaitée également par les députés », avait écrit Monique Barbut mercredi matin dans un message publié sur LinkedIn, estimant que « ce revirement constitue (…) le recul environnemental de trop ».