Avec 5.764 décès excédentaires enregistrés, pour moitié en trois jours - du 25 au 27 juin - l'épisode de chaleurs extrêmes du 17 juin au 2 juillet a entraîné une surmortalité, selon des données provisoires de Santé publique France publiées ce mercredi 22 juillet.

Un phénomène jamais observé depuis la canicule historique de 2003. Ce bond de la mortalité "toutes causes", qu'on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur, a été constaté pour "toutes les classes d'âge à partir de 15 ans" - avec une "augmentation marquée dès 45 ans" - ce que l'agence sanitaire nationale juge "inédit".

Depuis la publication des premiers chiffres, qui progressivement s'affinent, les bilans de mortalité alimentent une âpre bataille politique, le gouvernement se voyant accusé d'impréparation par les oppositions.

Les Ecologistes en particulier ont anticipé un bilan de 10.000 décès pour l'épisode de juin, aussitôt démenti par Matignon, tandis que le ministère de la Santé récusait toute comparaison avec 2003.

Deux tiers de cette surmortalité concernent les 75 ans et plusCette période de canicule, d'une "précocité" et une "durée inédites", plus intense que celle d'août 2003 qui avait traumatisé le pays en causant 15.000 morts, a affecté presque toute la population hexagonale (98,5%) dans 92 départements à une "période encore importante d'activités scolaires et professionnelles", selon Santé publique France.