Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Livrets d'épargne Livrets d'épargne Livrets d'épargne Plus de 6,89 milliards d’euros ont été retirés depuis le début de l’année de ce placement populaire. Les livrets LDDS et LEP subissent aussi une décollecte. Article réservé aux abonnés Le désintérêt pour le Livret A et les autres livrets d’épargne réglementée se poursuit. En juin, la décollecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a atteint 1,17 milliard d’euros. Depuis le début de l’année, les dépôts moins les retraits sur ces deux livrets s’élèvent à 6,89 milliards d’euros, le pire semestre depuis 2009. Sans surprise, la baisse de la rémunération de ces deux livrets à 1,5 % le 1er février continue à produire ses effets négatifs. Cependant, le Livret d’épargne populaire, disponible sous conditions de ressources et qui verse un intérêt de 2,5 %, voit aussi sa collecte nette reculer. Alors qu’il avait enregistré deux mois positifs, la collecte nette est négative de 380 millions d’euros depuis le début de l’année. Les livrets réglementés subissent la concurrence d’autres produits bancaires. Ceux proposés par les banques, tout d’abord. Certains établissements peuvent offrir des rémunérations supérieures à 3 %. Certes, ces taux ne sont souvent valables que pour quelques mois et les intérêts produits sont soumis à l’impôt, mais les livrets bancaires aux taux boostés peuvent attirer des clients qui veulent placer une somme d’argent pour quelques mois, en attendant de l’utiliser pour un projet, l’achat d’un bien immobilier par exemple. Prochaine hausse modeste Pour ceux qui veulent placer leur argent à plus long terme, de six mois à deux ans, les comptes à terme sont aussi une concurrence pour les livrets réglementés. Ils offrent une meilleure rémunération, même une fois l’impôt déduit. C’est surtout l’assurance-vie, particulièrement les fonds en euros dont le capital est garanti et qui bénéficient d’une rémunération sensiblement supérieure aux livrets réglementés, qui ont eu la faveur des épargnants. Fin mai, les versements sur ces produits atteignaient 88,5 milliards d’euros depuis le début de l’année, en hausse de 7,8 milliards d’euros, soit + 10 % par rapport aux cinq premiers mois de 2025. Il vous reste 23.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.