"On n'est pas à Medellín dans les années 2000" : sur RTL, David Lisnard appelle à "se bouger" après l'exfiltration du maire d'Alès, menacé par la DZ Mafia

Il demande une réponse judiciaire catégorique. Au lendemain de l'exfiltration à son domicile du maire d'Alès, Christophe Rivenq, menacé par la DZ Mafia, le président de l'Association des maires de France (AMF) David Lisnard, demande sur RTL beaucoup plus de fermeté dans les sanctions judiciaires à l'égard des narcotrafiquants. "Tout simplement qu'ils soient en prison", déclare le maire de Cannes et président de l'AMF, qui constate aujourd'hui "que dans la réalité, on les retrouve après 12, 13, 14 interpellations dans nos rues."

David Lisnard rappelle la gravité de la situation, alors même que le maire d'Alès avait déjà été ciblé par des menaces la semaine dernière, lorsqu'il avait reçu une lettre contenant deux balles de calibre 9 mm, signée du clan DZ Mafia. Des tags menaçants avaient également été retrouvés sur les murs de son domicile.

"On n'est pas à Medellín dans les années 2000, on n'est pas à Palerme dans les années 80, on est à Alès, en France, aujourd'hui. (...) Il ne faut surtout pas banaliser le fait qu'un maire, ses enfants, sa femme, ont été exfiltrés par un service de l'État d'élite, qui est le RAID, de leur domicile", martèle David Lisnard sur RTL.