Ces derniers temps, à gauche, c’est plutôt le marasme. Difficile de trouver de quoi espérer le meilleur pour l’année qui vient. Mais il y a autre chose à gauche que les partis et les jeux politiciens : il y a des associations, des collectifs, des luttes de terrain, et ce sont toutes celles et tous ceux qui mènent ce combat au quotidien qui peuvent nous aider à imaginer des chemins, des moyens de lutter, mais aussi de résister et de s’organiser. Bref, de répondre à la seule vraie question de gauche, depuis toujours : que faire ?Le constat, on le connaît tous et toutes, on ne va pas s’étendre dessus : l’extrême droite se sent pousser des ailes. Des commentateurs à la télévision parlent tranquillement de « grands singes » et de « tribus primitives » quand les Françaises et les Français ont l’audace d’élire des maires noir·es. La désaffection des citoyens et des citoyennes se confirme à chaque élection. Et la présidentielle se profile comme un scrutin entre, essentiellement, des hommes blancs plutôt âgés en non-mixité choisie et assumée, semble-t-il.Malgré tout, il y a sûrement quelque chose qui a changé en mars 2026. Les municipales ont bousculé les pronostics et fait émerger de nouvelles têtes, dans les bureaux de vote comme dans les conseils municipaux.Un débat animé par Sarah Benhaïda, journaliste au pôle politique de Mediapart, enregistré en public le 6 juin 2026, dans le cadre du Mediapart Festival à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).Nos invité·es : Aïna Abdallah, du collectif Ma cité va voter ;Sofia Boutrih, directrice de la Fête de l’Humanité et adjointe à la mairie de Saint-Denis ;Édouard Denouel, maire écologiste de Bagnolet ;Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac et cofondatrice du collectif Les Rosies.