A un an des élections présidentielle et législatives de 2027, les difficultés se multiplient pour la gauche non mélenchoniste. Il y a d’abord les divisions. Consubstantielles de cette famille politique, elles semblent aussi importantes qu’il y a cinq ans, où, lors de l’élection suprême, la candidate socialiste, Anne Hidalgo, avait réuni 1,7 % des suffrages quand l’écologiste Yannick Jadot plafonnait à 4,6 %, loin derrière le candidat de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, et ses 21,95 % des suffrages. Aujourd’hui, les prétendants se multiplient – environ une dizaine – jusqu’à la caricature, et aucune méthode n’est arrêtée pour désigner une candidature commune puisque le processus de primaire semble de moins en moins viable, après la multiplication des refus d’y participer, notamment de la part de Raphaël Glucksmann et de François Hollande.
Mais c’est surtout l’absence de toute volonté de mise à jour qui représente le danger le plus mortifère pour cette gauche, dans un contexte international incertain dont l’une des conséquences directe est, sur le plan national, une situation économique qui s’assombrit, avec une inflation et un chômage repartis à la hausse. Certes, le Parti socialiste (PS) a mis sur la table, fin avril, un projet ancré à gauche, rassemblant quelque 600 mesures, non chiffrées. Elles doivent encore être amendées par les militants pour aboutir à une version finale au début de l’été. Mais ces propositions se résument aux invariants de gauche comme, par exemple, taxer les plus riches, augmenter le smic et réinstaurer la police de proximité. Sans apporter d’idées nouvelles.









