Cédric Jubillar dans la salle d’audience de la cour d’assises du Tarn, à Albi, le 23 septembre 2025. LIONEL BONAVENTURE / AFP
La présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne a ordonné, mardi 21 juillet, le renvoi du procès en appel de Cédric Jubillar, pour le meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel, qui « devrait pouvoir se tenir au cours du premier semestre 2027 », alors qu’il était prévu que l’audience s’ouvre le 21 septembre 2026, a fait savoir la cour d’appel de Toulouse dans un communiqué.
A l’issue d’une réunion au palais de justice de Toulouse avec l’ensemble des parties, « la présidente a décidé, compte tenu des délais nécessaires à la réalisation des actes restant à entreprendre, au déroulement serein de l’enquête et au respect du contradictoire, d’ordonner le renvoi de l’audience », est-il précisé.
Les récents aveux de Cédric Jubillar sur son implication dans la mort de sa femme, Delphine Aussaguel, à la fin 2020 dans le Tarn, ont permis la semaine dernière de retrouver des ossements relançant ainsi le débat sur la date de son procès.
Pour les avocats de la défense, Pierre et Guy Debuisson, le procès ne pouvait pas se tenir dans les délais prévus, estimant que nombre d’actes d’enquête doivent se dérouler avant un nouveau procès. Pierre Debuisson avait déclaré à l’Agence France-Presse qu’il ne pensait pas pour autant formuler une demande de renvoi, le report étant pour lui « une évidence ». Les avocats des deux enfants du couple Jubillar, Malika Chamani et Laurent Boguet, ont fait part du fait qu’ils ne s’opposeraient pas à un renvoi des quatre semaines d’audience, afin de permettre « le travail d’investigation » nécessaire.











