Affaire Jubillar : pourquoi la découverte d'ossements rend le procès de septembre prochain incertain
La découverte d'ossements dans le Tarn, à l'endroit où Cédric Jubillar affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine, rebat les cartes dans ce dossier. À deux mois du procès en appel, prévu à partir du 21 septembre 2026 devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, la tenue de l'audience apparaît désormais très incertaine.
En effet, après deux jours de fouilles, les recherches ont été levées ce vendredi 17 juillet. Des ossements ont bien été exhumés sur cette parcelle agricole située à une dizaine de kilomètres du domicile du couple à Cagnac-les-Mines. Ils sont désormais en cours d'analyse au laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise (région parisienne) avec un premier enjeu : déterminer s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar, disparue en décembre 2020.
Mais au-delà de cette identification, cette découverte ouvre une nouvelle séquence judiciaire. Si les ossements sont authentifiés, de nouvelles investigations pourraient s'imposer : auditions complémentaires, reconstitution du trajet entre le domicile et la parcelle, nouvelles expertises psychologiques ou psychiatriques, voire une possible nouvelle analyse de la téléphonie. Autant d'actes qui demandent, on le sait, du temps.












