Cédric Jubillar ne sera pas jugé en appel pour le meurtre de Delphine Aussaguel avant plusieurs mois. Le procès, programmé à partir du 21 septembre, est renvoyé au premier semestre 2027, annonce mardi la cour d’appel de Toulouse. Une décision prise après les récents aveux de Cédric Jubillar sur son implication dans la mort de son épouse et de la découverte des ossements de la victime, jeudi dans le Tarn.À l’issue d’une réunion au palais de justice de Toulouse avec l’ensemble des parties, « la présidente a décidé, compte tenu des délais nécessaires à la réalisation des actes restant à entreprendre, au déroulement serein de l’enquête et au respect du contradictoire, d’ordonner le renvoi de l’audience », a-t-il été précisé dans un communiqué.« Une évidence » pour les avocats de la défense, Pierre et Guy Debuisson, qui jugaient impossible la tenue d’un procès dans les délais prévus, estimant que nombre d’actes d’enquête doivent se dérouler avant un nouveau procès.L’un des avocats des deux enfants du couple Jubillar Laurent Boguet (avec Malika Chamani) évoque « une décision responsable », peu après l’annonce du renvoi, sur BFM. « Nous ne sommes plus aussi pressés », indique l’avocat, évoquant les dernières révélations de Cédric Jubillar. « Cédric Jubillar nous doit jusqu’à la dernière parcelle de vérité », assène l’avocat, ajoutant : « Nous serons extrêmement vigilants. »À voir aussiDes aveux début juilletCédric Jubillar avait été condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Delphine Aussaguel en décembre 2020. Le peintre plaquiste de 38 ans, avait toujours nié sa responsabilité et avait fait appel.Mais, à la surprise générale, il a avoué avoir tué son épouse dans un courrier adressé à ses avocats, que ces derniers ont rendu public le 6 juillet. Il a reconnu avoir commis « un acte abominable », selon Pierre Debuisson.Auditionné le 15 juillet par la présidente de la cour d’assises, Cédric Jubillar a conduit le lendemain les enquêteurs sur le lieu où il avait dissimulé le cadavre de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, en lisière d’un bois à environ 10 km de la maison familiale de Cagnac-les-Mines.[2/2] Le mystère des meurtres de la RN20ÉcouterÀ cet endroit, les gendarmes ont découvert des ossements. Leur analyse ADN a permis de les identifier comme appartenant à Delphine, mère de leurs deux enfants, qui travaillait comme infirmière de nuit dans une clinique d’Albi.