La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, à l’Assemblée nationale, le 17 février 2026. ALAIN JOCARD/AFP

Le gouvernement assume, mardi 21 juillet, son texte de loi d’urgence agricole, qui devrait être adopté dans la soirée par le Parlement, malgré la controverse sur le recours à des pesticides qui divise son propre camp et pourrait entraîner la démission de la ministre de la transition écologique, Monique Barbut.

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé sur le réseau X à ne pas « instrumentaliser à des fins politiciennes » cette loi, après l’adoption du texte dans la nuit à l’Assemblée nationale dans un contexte tendu. « Hier soir, les députés ont fait œuvre utile pour l’agriculture française », s’est réjouie sur France Inter la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, au sujet du texte de loi, « né des manifestations [d’agriculteurs] en début d’année », « travaillé avec les agriculteurs » et qui permet, selon elle, de « mieux les protéger contre la concurrence déloyale ».

Souveraineté alimentaire, gestion de l’eau, élevage et pesticides… Le texte d’urgence agricole, qui doit être définitivement adopté dans la soirée au Sénat, balaie de nombreux sujets à travers près de 70 articles de loi, mais une mesure du texte cristallise les débats : la possibilité donnée à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire à titre dérogatoire et sous condition deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l’Union européenne. Les deux molécules concernées, l’acétamipride et le flupyradifurone, pourraient ainsi être utilisées pour une poignée de filières en difficulté.