C’était le premier gros rebondissement de ce Tour de France 2026 : Jonas Vingegaard a abandonné dimanche après une chute à 21 km de l’arrivée de la 15e étape. Dans la sortie d’un rond-point, le Danois a perdu le contrôle de sa roue avant, emmenant avec lui au sol son coéquipier Sepp Kuss et Isaac Del Toro, tombé pour protéger son leader Tadej Pogacar.Après plusieurs minutes au sol, Vingegaard s’est relevé pour monter dans une ambulance. Résultat : de multiples éraflures, mais surtout une fracture de la clavicule, qui va nécessiter une intervention chirurgicale.« Étonnamment, je vais bien », a déclaré Vingegaard à la télévision danoise TV 2 Sport, ses premiers mots après la chute. « C’est bien sûr très décevant pour nous que le Tour se termine ainsi, mais c’est parfois comme ça dans le cyclisme. Et heureusement, ce n’est qu’une clavicule cassée », a relativisé le double vainqueur du Tour de France.Le coureur de la Visma-Lease a Bike a ensuite voulu éteindre toute polémique liant sa chute au contrôle antidopage qu’il a subi, comme révélé par Le Parisien, dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 heures du matin, une heure qui a provoqué de l’incompréhension dans le peloton.À voir aussi« C’est certain que cela n’a pas du tout été bénéfique, mais je ne peux pas rejeter la faute là-dessus, car c’est le risque lors d’une course cycliste », a déclaré Vingegaard. Après l’étape, où il a terminé deuxième, Tadej Pogacar avait dénoncé ces contrôles, parlant d’une pratique « inhumaine ».« On ne sait jamais, peut-être que cette chute était la conséquence d’avoir passé une mauvaise nuit. Parce que le seul moment où l’on peut se reposer sur le Tour, c’est quand on dort. Donc je suis très déçu qu’il ait eu ce contrôle à 2 heures du matin. Ce n’est pas très humain », avait déclaré le maillot jaune.Une moto mise en cause dans la chute ?Vingegaard a ensuite tenté de décrire les raisons qui l’ont amené à chuter. « On a abordé un rond-point un peu trop vite, et soudain ma roue avant a dérapé », a expliqué le Danois.Après la course, plusieurs coéquipiers de Vingegaard ont souligné une possible erreur d’une moto, qui aurait induit le peloton en erreur.« On suivait la moto, je pense qu’elle a fait une erreur de trajectoire. On est trois ou quatre à passer, mais derrière, ça ne passe pas », a révélé le Français Bruno Armirail.Même constat pour l’Italien Davide Piganzoli : « La moto était juste devant le peloton et n’a peut-être pas pris la meilleure trajectoire. Nous avons heurté quelque chose et j’ai vu que Jonas, qui était juste derrière moi, était tombé. »Questionné sur le rôle de la moto dans sa chute, Vingegaard n’a voulu accabler personne : « Le motard a peut-être fait une erreur, mais on ne peut pas se fier aveuglément aux motos. On doit prendre nos propres décisions. L’erreur est humaine, on n’y peut rien maintenant », a conclu le Danois.