On avait presque fini par oublier qu'ils étaient les plus légitimes pour soulever le trophée. Grande favorite avant le tournoi, l'Espagne a avancé discrètement dans cette Coupe du monde et c'est pourtant bien elle, qui a décroché sa deuxième étoile, dimanche 19 juillet au MetLife Stadium d'East Rutherford, près de New York, au terme d'une finale dominée de la tête et des épaules contre une faible Argentine (1-0 a.p.).

Et ce, même si la Roja a longtemps buté sur Emiliano Martinez et la défense de l'Albiceleste, au point d'être emmenée en prolongation alors qu'elle n'avait pas encore subi le moindre tir (deux au total, après la 117e minute). Qu'importe, puisque la délivrance est finalement venue de Ferran Torres, buteur sur une volée gagnante sous la barre. "Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes", a assuré le joueur du FC Barcelone au coup de sifflet final, en référence à la population de son pays.

"C'est le destin. On a gagné pour notre peuple. C'est une libération de marquer pour moi mais comme je l'ai dit, c'était écrit", a-t-il ajouté. "Toutes les finales sont difficiles. Quand tu joues contre Lionel Messi, il y a toujours un risque. Mais on n'a dépendu que de notre football et on l'a prouvé". "Ils étaient meilleurs que nous, c'est la vérité", a d'ailleurs confirmé Lionel Scaloni, le sélectionneur argentin battu.