Temps de Lecture 5 min.
Article réservé aux abonnés
ReportageSelon l’Unicef, 650 000 personnes dont 230 000 enfants ont été affectées par les tremblements de terre dévastateurs du 24 juin, dont le bilan dépasse désormais les 5 000 morts et continue de s’alourdir. Pour les organisations de santé, « l’urgence sanitaire est loin d’être terminée ».
Une interminable file d’attente de plusieurs centaines de personnes de tous âges serpente le long des allées qui traversent la place Tanaguarena, à Caraballeda, commune de la côte septentrionale du Venezuela, à une quarantaine de kilomètres de Caracas, la capitale. Aux abords de cette esplanade ombragée, de nombreux édifices, partiellement ou totalement effondrés, témoignent de la violence du double séisme, de magnitude 7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter, qui a frappé le nord du Venezuela le 24 juin. La catastrophe a causé des dégâts considérables dans cette petite ville balnéaire et les localités voisines, dont La Guaira, la capitale de l’Etat du même nom. L’avenue José-Maria-España, principale artère du secteur, est encore jonchée de débris qui entravent la circulation ; le trottoir est obstrué par des arbres majestueux, déracinés par la violence des secousses meurtrières survenues plus de trois semaines auparavant.






