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TémoignagesL’assistance internationale commence seulement à arriver, tandis que la population tente de déblayer les décombres à mains nues depuis mercredi. Les heures passant, le bilan de 920 morts et 50 000 disparus risque de s’alourdir.

On ne voit du jeune homme, couché sur le ventre, que le torse, la tête et les bras. On devine le reste du corps écrasé par un bloc de béton. Faiblement, il relève la tête, boit quelques gorgées d’eau, puis ferme les yeux, vaincu par l’épuisement. Il est mort quelques heures après que ces images ont été filmées par le journaliste Roman Camacho. « Il n’a pas pu attendre l’arrivée de l’aide, explique ce dernier sur une vidéo publiée sur X, la voix prise par l’émotion. Des familles entières sous terre crient à l’aide, mais il n’y a pas de machines ni d’équipes pour dégager les décombres, les pompiers travaillent à mains nues et grâce à l’aide des gens. »

Au Venezuela, les deux séismes qui ont frappé le pays à trente-neuf secondes d’intervalle, mercredi 24 juin, ont fait au moins 920 morts, selon un dernier bilan publié vendredi par les autorités. Tom Fletcher, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires, a en outre estimé à 50 000 le nombre de personnes portées disparues. L’Organisation internationale pour les migrations a fait savoir, de son côté, que 6,76 millions de personnes pourraient être affectées par la situation d’urgence, parmi lesquelles deux millions à Caracas.