Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans étrangers Romans étrangers Romans étrangers L’écrivaine évoque avec finesse une mère qui fait face au souvenir de l’inceste subi l’été de ses 10 ans. Article réservé aux abonnés « Sous la surface » (Sleep), de Honor Jones, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Carole Delporte, Calmann-Lévy, 400 p., 22,90 €, numérique 16 €. Ce qu’il y a de moins convaincant, peut-être, dans Sous la surface, est son titre. Après tout, celui-ci pourrait être, par défaut, celui de la plupart des romans se fixant pour mission de sonder au-delà des apparences (et rares sont ceux qui préfèrent s’en abstenir). Plus encore s’ils ont pour cadre, comme ici, un milieu bourgeois où les individus se présentent tirés à quatre épingles et où les objets, choisis avec soin, sont tous rangés à leur place. Margaret, l’héroïne du premier roman de Honor Jones, grandit dans une jolie maison d’une banlieue cossue du New Jersey. Elle a 10 ans l’été où le lecteur fait sa connaissance et où sa vie bascule, lorsqu’elle est victime d’abus dans son sommeil. Sleep (« sommeil », donc), le titre original du roman, rend mieux justice à ce texte travaillé par les ombres de la nuit, quand les êtres s’abandonnent, vulnérables. Plusieurs scènes s’ouvrent dans les premières secondes du réveil, cet instant fugace où l’on ignore encore où l’on se trouve, à quelle heure et dans quel moment de son existence. Où les temps se superposent à la faveur d’une conscience encore vacillante. Il vous reste 70.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Avec « Sous la surface », l’Américaine Honor Jones signe un remarquable premier roman de l’après-#MeToo sur la famille
L’écrivaine évoque avec finesse une mère qui fait face au souvenir de l’inceste subi l’été de ses 10 ans.






