Ils n'avaient aucune envie de jouer, et cela s'est vu pendant une période. Quatre jours après la leçon infligée par l'Espagne en demi-finales (0-2), l'équipe de France a été surclassée dans des proportions historiques durant 45 minutes en petite finale de la Coupe du monde contre l'Angleterre, avant de se rebeller, samedi 18 juillet au Hard Rock Stadium de Miami.

Cela n'aura pas suffi, puisqu'ils ont fini par s'incliner 6-4 (!), avec un score de tennis, au bout du compte. Mais cela aura eu le mérite de refermer les quatorze années de mandat de Didier Deschamps, avec un spectacle inouï dans une Mondial, même si cela restera tout de même deux défaites.

Pour le sélectionneur, il n'était pourtant pas question d'escamoter le 288e et ultime rendez-vous de sa longue vie en Bleu, étalée sur un quart de siècle entre sa carrière de joueur et celle d'entraîneur. Avec son staff, "DD" avait donc opté pour un onze avec, certes, une certaine rotation, mais tout de même une base solide de titulaires, à l'image de Mike Maignan, qui sera allé chercher à maintes reprises fois le ballon dans ses filets.

Son capitaine, Kylian Mbappé, était également de ceux-là, puisqu'il pouvait tenter de supplanter Lionel Messi au classement des meilleurs buteurs de cette édition. Ce qu'il est finalement parvenu à faire après la pause, pour redonner espoir aux siens. Avec un doublé, le voilà désormais à 10 buts en 2026, soit de deux plus que l'Argentin, qu'il a au passage dépassé pour s'offrir le record du nombre total de réalisations dans le tournoi planétaire (22, contre 21), en attendant la finale de ce dimanche. Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, entrés à la pause, ont également marqué.