Au moins, sa der aura été mémorable. Pour ses adieux à l'équipe de France, Didier Deschamps est passé par toutes les émotions lors de la petite finale de la Coupe du monde, conclue sur un invraisemblable score de 6-4 pour l'Angleterre, samedi 18 juillet au Hard Rock Stadium de Miami. Lui qui appelait de ses vœux que ses Bleus fassent honneur au maillot, même si l'enjeu sportif de cette rencontre était limitée, est d'abord tombé de haut, avant de contribuer à la faire entrer dans l'histoire : ce n'est que la sixième fois qu'une partie accouche d'au moins dix buts au Mondial.
S'ils avaient, comme lui et ses sept changements, procédé à une certaine revue d'effectif, les Three Lions ont démarré pied au plancher, marquant d'entrée par l'intermédiaire de Declan Rice, pas attaqué après une passe manquée de Désiré Doué, et il ne fallait pas être un tacticien hors pair pour voir que quelque chose ne tournait pas rond côté Français.
Pourtant, à mesure que les minutes et les buts défilaient au cours d'une "première période imprésentable" selon ses mots au coup de sifflet final sur M6, le sélectionneur s'est renfrogné sur son siège, comme abattu aux côtés de Guy Stéphan. À la pause fraîcheur, il a tout de même donné de la voix, s'agaçant notamment contre Rayan Cherki, lequel s'est éloigné pour mieux ignorer les consignes. De quoi illustrer, dans des proportions encore plus larges, l'impuissance qu'il avait déjà affiché sur son banc lors de la leçon reçue contre l'Espagne en demi-finales (0-2).













