Cette fois, il s'apprête à rendre son tablier pour de bon. À l'issue de ce match pour la médaille de bronze de cette Coupe du monde contre l'Angleterre, samedi 18 juillet à Miami, Didier Deschamps ne prendra plus place sur le banc de l'équipe de France, lui qui avait fait savoir en janvier de l'année dernière qu'il quitterait son poste de sélectionneur à l'issue du tournoi. La fin d'un mandat glorieux, de loin le plus long pour un coach à la tête des Bleus, qui aura duré quatorze ans.
"Je sais que le clap de fin est demain, a-t-il expliqué vendredi en conférence de presse de veille de match. L’équipe de France va me manquer. J’ai été là-haut avec ce maillot, à connaître des moments magnifiques et d’autres plus douloureux. Le clap de fin arrive mais la vie continue, cela a été la plus belle chose qui me soit arrivée. L'équipe de France a pris 25 ans de ma vie professionnelle. Il reste des souvenirs inoubliables".
Pour ses adieux, il devra se contenter d'une troisième ou d'une quatrième place dans une compétition à laquelle il demeurera toujours associé, dans l'imaginaire collectif. Ce n'était évidemment pas l'issue de rêve souhaitée pour le Basque de 57 ans, qui aurait plutôt aimé boucler ce dimanche, dans le New Jersey pour la finale, ses 187 rencontres en charge des A (185, si l'on retire les deux dirigées par son adjoint de toujours, Guy Stéphan, en raison de deuils). Un chiffre que seuls l'Allemand Joachim Löw (198) et l'Uruguayen Oscar Tabarez (224) ont dépassé avec une même nation dans l'histoire du football international.















